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Au top des ventes IT

Au top des ventes IT

Blog sur la vente IT aux grands comptes et mid-market.

"Le big data est une bulle qui, quand elle va exploser, fera des dégâts considérables", prévient Michel-Edouard Leclerc

Article paru dans l'Usine Digitale du 23 septembre 2015.

 

une piste de réflexion ?

 

Michel-Edouard Leclerc, PDG des enseignes du même nom, expose à L'Usine Digitale ses grandes orientations stratégiques et ce qu'il compte faire du milliard d'euros qu'il prévoit d'investir dans le groupe sur trois ans. Rénovation de la logistique, sites de e-commerce spécialisés, streaming musical… Le groupe de distribution se lance bel et bien dans le digital, mais sans précipitation : le patron, prudent face à la folie du big data, préfère laisser ses concurrents et les start-up prendre les risques liés au développement de nouvelles technologies. Selon lui, face à des clients qui ne sont pas tous passés au tout numérique, "anticiper l'évolution ce serait perdre le marché des 3 ou 4 ans de transition."

 

L'Usine Digitale - En avril 2015, vous avez annoncé un investissement d'un milliard d'euros sur trois ans, qui sera partiellement consacré à la transformation digitale des centres E.Leclerc. Comment allez-vous répartir ces financements ?

 

Michel-Edouard Leclerc - Nous allons investir la moitié de ces fonds dans la logistique. C'est le nerf de la guerre ! Le développement du multicanal a un impact énorme sur notre organisation. Nous développons le drive depuis 2007 (en janvier 2014, notre réseau comptait plus de 440 Leclerc Drive, ils seront 600 d'ici un an).

 

Pour rester compétitifs, nous ne vendons pas à la clientèle de nos points retrait des produits qui passent par nos supermarchés : il serait absurde de déballer la marchandise et de la mettre en rayon pour la remballer une heure plus tard. Nos adhérents d'Alsace ont par exemple investi 30 millions en ingénierie pour construire un système de reconnaissance de 16 000 références de produits, puis de tri et de reconditionnement selon le canal final de distribution.

 

Comment comptez-vous investir le demi-milliard d'euros restant ?

 

Parallèlement à l'investissement logistique dans les 16 entrepôts du groupe, nous modernisons le parc de nos 500 hypermarchés. L'hypermarché reste notre vaisseau amiral. Pour qu'il reste attractif, nous voulons revitaliser le front de vente, par exemple transformer tout rayon vin en une véritable cave, les étals de fruits et légumes en marché attractif, et former nos vendeurs pour en faire des experts capables de délivrer aux clients des conseils avisés...

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